La CDG, un modèle à suivre

Pour la seule ville de Casablanca, trois pôles urbains nouveaux sont à l’étude ou connaissent des débuts d’exécution.

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A Zénata, un pôle urbain de qualité sera créé pour accueillir 70 000 ménages et autant d’emplois appuyés sur la création de services à forte valeur ajoutée.

Dans son discours, Anass Alami, directeur général de la CDG, a souligné que la création de CDG développement en 2004 constitue «une étape importante de l’implication du groupe en matière de développement urbain». Aujourd’hui, la Holding couvre, par l’intermédiaire d’un nombre important de filiales, une multitude d’activités allant de l’identification de projets, aux études et à la réalisation d’opérations dans le tourisme, l’industrie, la logistique, l’offshoring, les nouvelles technologies ou le logement. «Elle s’implique particulièrement dans le développement urbain, dans le cadre de sociétés d’économie mixte comprenant les collectivités locales, et dans la réalisation de grands projets territoriaux aussi bien de renouvellement que de création de pôles urbains nouveaux à la périphérie des grandes villes du pays», affirme le DG.

Pour ce faire la CDG s’est toujours appuyée sur des principes et des modes opératoires explicites : importance des études en amont et tout au long des phases de conception et de réalisation, engagement de concertations élargies sur les projets au niveau local et national, mise en œuvre dans l’action de partenariats multiples, maitrise du temps long en s’appuyant sur des formes de flexibilité, objectifs permanents de qualité et recours à des démarches innovantes…

Ainsi, la Société d’aménagement Ryad (SAR) constitue le premier exemple au Maroc de création d’une société ad hoc pour concevoir et réaliser un pôle urbain important. Hay Ryad, édifié au sud-ouest de Rabat, est aujourd’hui, 30 ans après son lancement, un secteur urbain particulièrement attrayant de la capitale. Cependant, le quartier a été, pendant une très longue période, l’objet de nombreuses critiques. «L’évaluation de l’opération, de ses difficultés puis de son succès pourrait contribuer à l’avenir à ajuster les modes opératoires pour des réalisations de cette envergure», précise le groupe.

Par ailleurs, la CDG a confirmé son implication en matière de développement urbain au cours de la dernière décennie. Pour la seule ville de Casablanca, trois pôles urbains nouveaux sont à l’étude ou connaissent des débuts d’exécution. A Zenata, une société d’aménagement a été créée pour conduire la création d’une nouvelle centralité urbaine dans la zone d’urbanisation diffuse comprise entre la capitale économique et Mohammedia. Sur une aire de 1 830 ha, la SAZ (Société d’aménagement Zenata) a pour ambition de créer un pôle urbain de qualité, accueillant 70 000 ménages et autant d’emplois appuyés sur la création de services à forte valeur ajoutée.

Par ailleurs, l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa projette d’organiser l’aménagement du site de l’ancien aéroport sur une aire de 358 ha. Ce site est situé en dehors de l’hyper-centre, dans un quartier qui était encore une banlieue à faible densité il y a une vingtaine d’années. L’opération vise la création d’un pôle urbain mixte comprenant habitat, bureaux, équipements et espaces verts. Elle ambitionne notamment d’abriter la future place financière de Casablanca. De son côté, la société «New Marina Casablanca» œuvre, quant à elle, par une intervention au cœur de la ville, sur une aire réduite d’environ 5 ha, à hisser la cité au rang de grande métropole touristique, en la dotant d’un pôle multifonctionnel tourné vers la mer et comprenant une marina, plusieurs hôtels de haut niveau et un palais des congrès. Par ailleurs, à Fès, la société Jnane Saïss Développement travaille à l’édification, en périphérie, au sud-ouest de la ville, sur une aire de 1 048 ha d’un nouveau centre capable de polariser l’urbanisation au cours des 25 prochaines années et de renforcer le rayonnement économique de l’agglomération. Les nombreuses opérations conduites par des filiales de la holding CDG Développement s’inscrivent dans un paysage national comprenant d’autres opérations de cette envergure, menées par Al Omrane ou par de grands promoteurs privés.
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Questions à : Anass Houir Alami
«Nous sommes dans une logique de partenariat public-privé»
La CDG a été citée en modèle en matière de création de pôles urbains, comment le groupe peut-il accompagner la dynamique nationale pour la création des grands projets urbains et de villes nouvelles ?
Effectivement, il y a quelques expériences réussies par la CDG dans le passé. Ces derrières années le groupe a accéléré son ambition dans le cadre de développement des villes nouvelles et de pôles urbains, que ce soit à travers Casa Anfa, la ville nouvelle de Zenata ou encore Casa Green Town à Bouskoura sans oublier les projets déjà livrés, notamment Hay Ryad à Rabat. Citons également le renouvellement urbain avec Fnideq ainsi que la création de centre urbain dans la ville d’Oujda. Ce sont donc des expériences réussies et d’autres qui représentent un vrai défi, pour le groupe, sur le moyen et long terme, telle la ville nouvelle de Zenata.

Justement où en est l’état du développement de Zenata ?
La ville nouvelle de Zenata est un projet prévu sur le long terme. Nous venons de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour la mise en place d’un centre commercial sur une partie de la ville. C’est un territoire de taille importante qui doit être réaménagé. Par ailleurs, le projet de Dyar Al Mansour de 4.000 logements, dont une bonne partie est en cours de finalisation, est destiné au relogement d’une partie de la population des bidonvilles. Ce projet, qui a été inauguré par S.M. le Roi en avril 2010, sera livré fin 2012. Il y a également la zone industrielle qui doit reprendre toutes les activités industrielles qui existent sur le territoire et qui doivent être relogées à côté du parc logistique développé par l’Agence de logistique sous la tutelle du ministère de l’Equipement et du Transport dans le cadre de la stratégie nationale de logistique. C’est un projet qui demande des investissements extrêmement importants pour assainir le foncier. En parallèle, l’appel à manifestation est là pour créer une continuité entre la ville de Casablanca et celle de Zenata afin d’équilibrer entre les parties Est et Ouest de la métropole économique, comme ce qui a été fait pour la ville de Stratford en Grande-Bretagne, qui a permis d’équilibrer entre les deux parties de Londres avec toutes ses problématiques et ses défis qui ne sont pas négligeables en matière de transport. Ce souci est également présent dans la ville de Zenata qui englobe un projet de création de gare ferroviaire. Nous sommes en concertation avec l’ONCF pour raccorder la ville nouvelle de Zenata avec Casablnaca, à Mohammedia et Rabat.

Justement, ces investissements lourds nécessitent de gros financements ? Qu’en est-il pour Zenata ?
Le financement est assuré unique par la CDG. C’est un financement lourd, mais Zenata rentre dans le cadre de projets à long terme, donc on est tout à fait confiants dans l’utilité de ce projet dans le cadre de la mission confiée par la CDG par les épargnants. Nous sommes également dans une logique d’un partenariat public privé. Il est difficile de réussir des projets de telle envergure s’il n’y a pas un partenariat très fort entre toutes les parties prenantes, les autorités locales, les élus et les aménageurs développeurs.

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